Propriétaire bailleur, les revenus que vous encaissez chaque mois sur vos locations constituent ce qu'on nomme en fiscalité des revenus fonciers, ou revenus du patrimoine. Comme les autres types de revenus, les revenus fonciers doivent être déclarés aux impôts. Les propriétaires concernés peuvent, en fonction du montant de leurs recettes locatives, choisir entre différents régimes d'imposition. Quels sont les taux d'imposition des revenus fonciers en 2021 ? Quelles sont les charges déductibles des revenus fonciers ?Revenus fonciers définitionQue sont les revenus foncier à déclarer pour votre impôt sur le revenu ? On appelle revenus fonciers ou revenus locatifs les recettes qu'un particulier retire de la mise en location d'un bien immobilier. Lorsqu'on entend "revenus fonciers" on pense de suite aux loyers payés par un locataire à son et ou ses bailleurs pour les biens gérés en indivision. Mais en réalité, la catégorie des revenus fonciers est beaucoup plus large. Il peut s'agir d'un appartement, une maison ou un studio, ou un local professionnel, s'il s'agit d'un bureau, d'un entrepôt... Mais également d'un investissement locatif dans une société foncière ou dans un véhicule financier, type Sociétés Civiles Immobilières SCI ou Fonds de Placements Immobiliers FPI.Les Monuments historiques, le dispositif Scellier ou encore la loi Pinel entrent également dans cette catégorie. Les revenus tirés de la location nue des propriétés bâties ou non bâties sont imposables, au titre de l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des revenus définition, les revenus fonciers sont des revenus perçus et sont donc imposables, comme n'importe quelle autre recette perçue par un contribuable. Ils constituent l'un des huit revenus catégoriels, soumis à l'impôt sur le revenu, avec les traitements, salaires, pensions et rentes viagères ;les rémunérations des dirigeants de société ;les bénéfices industriels et commerciaux BIC ;les bénéfices non commerciaux BNC ;les bénéfices agricoles BA ;les revenus mobiliers ;les plus-values immobilières, sur valeurs mobilières, sur biens meubles et rappel, en France, l'impôt sur le revenu repose sur un barème progressif, constitué de taux et tranches. Ce système s'applique à l'ensemble des contribuables, qu'ils soient salariés, auto-entrepreneurs, retraités ou encore Les revenus tirés des locations nues et meublées ne sont pas imposés dans la même catégorie les premiers sont des revenus fonciers tandis que les seconds appartiennent à la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux. La location meublée ne fait donc pas partie des revenus déclarer ses revenus fonciers ?Chaque année, courant avril / mai, les contribuables reçoivent une déclaration d'impôt, à remplir et à renvoyer. Tous vos revenus, fonciers ou autres, sont à déclarer en remplissant le formulaire Cerfa n°2042. Cette première démarche est obligatoire pour tous les propriétaires, quel que soit le régime d'imposition choisi. Ensuite, selon les cas, ils peuvent être amenés à remplir d'autres formulaires annexes de déclaration de revenus fonciers en 2021 si vous avez opté pour le régime d'imposition réel déclaration pour les revenus fonciers n°2044, qui sera ensuite annexée à sa déclaration vous avez investi dans un bien immobilier dans le cadre d'un programme d'incitation ou de déduction fiscale Pinel, outre-mer déclaration n° vous avez choisi de déclarer en ligne votre impôt sur le revenu, vos données personnelles seront prises en compte mais vous pouvez les modifier à tout moment.► Lire également 3 réductions d'impôt que vous ignorez sûrementImposition revenus fonciers 2021 quel régime choisir ?Contrairement à d'autres revenus courants salaires, traitements, pensions, etc., il n'existe non pas un mais deux régimes d'imposition pour les revenus fonciers ; le régime micro-foncier et le régime réel. Le choix du régime d'imposition des revenus fonciers dépend du montant de vos recettes annuelles, mais également de vos charges. Étudions les régime micro-foncierSi vos revenus fonciers ne dépassent pas 15 000 € par an, c'est le régime micro-foncier qui s'applique. Votre revenu foncier net imposable est calculé par le fisc qui applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos recettes déclarées. En contrepartie, vous ne pouvez déduire aucune de vos charges pour son montant réel. Vous devez indiquer vos recettes brutes sur votre déclaration N° 2042 et n'avez pas de déclaration de revenus fonciers à remplir Bon à savoirmême si vos recettes sont inférieures à 15 000 €, vous avez la possibilité d'opter pour le régime réel. Pensez-y, notamment si vos charges déductibles dépassent l'abattement de 30 % prévu par ce régime. Attention cependant, une fois le changement fait, il ne sera pas possible de le révoquer avant 3 régime réelAu-delà de 15 000 €, vous êtes assujetti de plein droit au régime réel. Même chose si vous êtes propriétaire d'au moins un bien loué dans le cadre d'un dispositif locatif exclusif de l'application du micro-foncier. Le régime réel reprend le principe des frais réels pour les salariés avec cette option, pas d'abattement forfaitaire qui tienne. C'est à vous de déterminer votre revenu foncier net imposable. Pour cela vous devez prendre le total de vos recettes en déduisant vos charges foncières supportées dans l'année ainsi que, le cas échéant, certains avantages fiscaux liés au dispositif de défiscalisation Pinel, Denormandie....Pour cela, vous devez remplir une déclaration de revenus fonciers N° 2044 ou N° 2044 S puis reporter le résultat obtenu bénéfice ou déficit sur votre déclaration N° sont les charges déductibles des revenus fonciers ?Pour remettre un logement en état ou simplement le conserver en bon état, le propriétaire est contraint de supporter certaines charges. Ces dépenses, essentielles à l'entretien du bien, sont déductibles de vos revenus fonciers. La liste complète des charges éligibles est inscrite dans le Code Général des Impôts articles 29 et 31.Globalement, il s'agit de tout ce qui a trait aux frais de gestion, de garde et de procédure ;aux dépenses d’entretien et de réparation ;aux dépenses d’amélioration ;aux dépenses acquittées pour le compte des locataires et restant définitivement à la charge des propriétaires ;aux provisions pour charges de copropriété ;aux primes d’assurance ;aux impôts et taxes ;aux intérêts d’emprunt ;aux indemnités d’éviction et frais de il est question ici des dépenses de rénovation et d'amélioration pour tout ce qui concerne les travaux. Les dépenses de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles des revenus vous décidez de refaire la toiture afin d'améliorer la performance énergétique du logement par exemple, vous pouvez déduire les charges et les devis des professionnels de vos revenus fonciers. Si vous décidez de faire installer une piscine ou une terrasse, cela se fera à vos frais.► Lire aussi Revenus fonciers que dit le BOFIP ?Comment déduire les charges de ses revenus fonciers ?Pour commencer, assurez-vous de conserver tous vos justificatifs de paiement. Dans le cas d'un éventuel contrôle fiscal ou d'une erreur sur votre avis d'imposition, ils vous seront utiles si vous devez effectuer une réclamation. Pour être déduites de vos impôts, les charges doivent respecter trois conditions incomber au propriétaire ;constituer une charge déductible ;avoir été acquittée au cours de l'année d' une charge ne remplit que partiellement ces conditions, elle sera déduite, mais pas en totalité. C'est le cas par exemple des charges de copropriété. Pour déclarer vos charges, reportez-vous au formulaire CERFA n°2044, dans l'encadré ci-dessous Pour aller plus loin Déclaration d'impôt 2020 fallait-t-il la remplir ?Comment s’applique le CIMR sur les revenus fonciers ?Prime pour l'emploi comment l'obtenir ?PACS et impôts déclaration, avantages et prélèvement à la sourceL'impôt à la source pour un couple mariéRéduction d'impôt comment faire baisser son impôt ?Calendrier des impôts 2019Définition de l'impôt sur le revenuComment payer moins d'impôts ?Les déductions d'impôt pour les foyers modestesImpatrié et impôts un retour au pays coûteux ?Quelles étaient les solutions pour réduire ses impôts en 2018 ?Impôts des expatriés quelle est la fiscalité ?Foire aux questions🤝 Les revenus fonciers sont-ils soumis à la flat tax ?Non, les revenus fonciers et les plus-values immobilières sont issus du patrimoine du contribuable, et donc exclus du champ d'application du Prélèvement Forfaitaire Unique. Aussi appelé flat-tax, cet impôt à taux unique 30 % a été mis en place le 1er janvier 2018. C'était l'une des promesses électorales d'Emmanuel Macron pendant sa campagne.🤷 Existe-t-il un simulateur de revenus fonciers ?Sur le site officiel du gouvernement, vous trouverez un simulateur de frais réels, mais pas pour les revenus fonciers. Climb propose un simulateur pour calculer le montant de votre impôt sur le revenu une autre option pour optimiser vos impôts. 🤔 Quel est le taux de CSG des revenus fonciers ?Le bénéfice foncier que vous réalisez dans le cadre d'une location nue et/ou le bénéfice industriel et commercial que vous réalisez dans le cadre d'une location meublée sont soumis aux prélèvements sociaux, dont fait partie la Contribution Sociale Généralisée CSG. Ces prélèvements se décomposent ainsi CSG de 9,9 %, CRDS de 0,5 %, prélèvement social de 4,5 %, contribution additionnelle de 0,3 % prélèvement de solidarité de 2 % Soit un taux global de prélèvements sociaux de 17,2 %. 🤝 Que va changer le prélèvement à la source pour les revenus fonciers ?Le prélèvement à la source, qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain, concerne les revenus courants, et donc les revenus fonciers. Ce nouveau mode de recouvrement de l'impôt ne modifie pas les règles de calcul de l'impôt ni les régimes d'imposition, seulement le mode de paiement et la mensualisation. Les régimes micro foncier et réel seront maintenus, de même que les charges déductibles. Vous continuerez de déclarer vos revenus courant avril-mai et d'envoyer votre déclaration à l'administration fiscale. Mais au lieu de payer votre impôt directement avec les options habituelles, vous serez prélevé chaque mois ou chaque trimestre si vous êtes indépendant, au choix sur votre compte bancaire. Avec la Suisse, la France est le dernier pays européen à ne pas appliquer de retenue à la source pour les impôts. Ce mode de prélèvement est déjà utilisé dans la quasi-totalité des pays étrangers.
Vousdevez déclarer votre revenu net foncier, c'est-à -dire le revenu brut (loyers encaissés pendant l'année) après déduction des charges
Une analyse de Lionel Bogey, avocat, CMS Bureau Francis Lefebvre. La révolution de l’économie collaborative conduit à une évolution de la société et bouleverse les rapports à la propriété, à l’usage et au partage. Certains propriétaires - mais aussi certains locataires - n’hésitent ainsi plus à mettre en sous-location saisonnière leur résidence principale pour en tirer des revenus complémentaires, ou tout au moins une aide financière pour les vacances. C’est l’occasion pour nous de rappeler les règles fiscales applicables à la location de la résidence principale et les précautions à prendre pour préserver le bénéfice du régime d’exonération de la plus-value de cession, lequel est susceptible d’être remis en cause en cas de location saisonnière. Le principe de l’imposition des revenus locatifs Rappelons qu’aux termes de l’article 12 du Code général des impôts CGI, l’impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année». L’administration fiscale considère, quant à elle, que ce principe d’imposition concerne les revenus réalisés par les particuliers dans le cadre de leurs activités de toute nature y compris les revenus de services rendus à d’autres particuliers avec lesquels ils ont été mis en relation par l’intermédiaire notamment de plates-formes collaboratives» BOI-IR-BASE-10-10-10-10 n° 40, 28 novembre 2016. L’administration admet, certes, de ne pas imposer, sous certaines conditions, les revenus tirés d’activités de co-consommation» qui correspondent à un partage de frais, mais sont expressément exclus de ce régime d’exonération les revenus tirés de la location d’un élément du patrimoine personnel comme la location de sa résidence principale. Dès lors, les revenus de location constituent un bénéfice imposable, sauf situation permettant de bénéficier d’un régime dérogatoire d’exonération. Il faut ainsi que les recettes annuelles n’excédent pas 760 euros, ou qu’il s’agisse de la location d’une partie de la résidence principale à un loyer modéré 184 euros par an et par m2 en Ile-de-France ou 135 euros dans les autres régions. La résidence principale étant louée meublée, les loyers sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux BIC – et non dans celle des revenus fonciers – et les prélèvements sociaux sont dus au taux de 15,5%. Si le contribuable retire de toutes ses locations meublées des recettes inférieures à euros par an, il peut pratiquer un abattement de 50% régime micro-BIC 1. Bien entendu, si le propriétaire est une société soumise à l’impôt sur les sociétés, c’est cet impôt qui s’applique. La location saisonnière de la résidence principale ne doit en principe pas excéder quatre mois par an, de sorte que l’occupant à titre principal en conserve la jouissance pendant au moins huit mois. Ce délai résulte de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. Aux termes de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les plateformes devront d’ailleurs s’assurer que la période de location n’excède pas 120 jours par an et devront envoyer à la commune le décompte des jours de location. Observons que la définition de la résidence principale est différente lorsqu’il s’agit de déterminer le traitement fiscal applicable à la plus-value de cession. Les risques attachés à la requalification de la résidence principale en résidence secondaire ou locative en cas de cession La plus-value constatée lors de la cession de la résidence principale bénéficie d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, à la condition que le logement cédé constitue bien la résidence principale du cédant au jour de la cession article 150 U du CGI. A défaut, la plus-value serait taxée au taux de 19% pour l'impôt sur le revenu et de 15,5% pour les prélèvements sociaux, mais sur une assiette imposable réduite par un système d'abattements pour durée de détention l'exonération n'étant totale qu'après trente ans de détention. Des décisions récentes ont précisé les contours de la notion de résidence principale lorsque le propriétaire occupe plusieurs logements. Les juges considèrent ainsi que la preuve d’une occupation effective résulte d’un faisceau d’indices concordants. Cette preuve n’est pas apportée par l’inscription sur les listes électorales de la commune ni par la mention du logement comme résidence principale sur les déclarations de revenus, lorsque les cédants occupent un autre appartement, sans qu’un réel écart de consommation en électricité et en eau entre les deux logements ne puisse être établi CAA Nantes 10/03/2016 n°14NT01750. Dans le même sens, un logement, rénové puis occupé pendant une brève période avant la cession, ne peut être qualifié de résidence principale, dès lors que la propriétaire possède un autre logement occupé concomitamment et à l’adresse duquel son enfant était domicilié au cours de sa scolarité CAA Douai 21/07/2015 n°13DA01369. Mais, le Conseil d’Etat CE 10/04/2015 n°367015 a indiqué que la preuve d’une occupation effective pourrait être apportée par des factures d’électricité, de téléphone, d’assurance habitation, corroborées par les attestations des deux derniers maires de la commune et du notaire. Nul doute que l’essor de l’économie collaborative pourrait conduire, dans les prochaines années, à intensifier les contentieux relatifs à la qualification de la résidence principale et, ce faisant, les propriétaires cédants devront être vigilants quant à leur faculté à revendiquer l’exonération.
Lensemble des revenus bruts fonciers perçus n’excède pas 15.000 € au titre de l’année d’imposition (SCPI + immeubles en direct) Les parts de SCPI et l'immeuble détenu en direct ne doivent pas bénéficier d’un dispositif fiscal spécifique (Malraux, Besson, Périssol, Robien, Girardin, Demessine, LMP, LMNP, Censi Bouvard)
Vous tirez des revenus de vos biens immobiliers, par exemple des loyers issus de la location d’un appartement que vous possédez ? L’entrée en vigueur du prélèvement à la source, le 1er janvier 2019, ne va pas supprimer l’obligation de transmettre chaque année au fisc votre déclaration de revenus. Vous devrez continuer à y inscrire le montant de vos revenus fonciers, dont vous pourrez toujours déduire vos dépenses de travaux. Dès l’an prochain, il vous faudra régler par acomptes mensuels ou trimestriels l’impôt dû sur ces revenus. Les acomptes seront calculés par l’administration fiscale à partir des indications de votre déclaration. Le taux de prélèvement à la source appliqué à partir du 1er janvier sera mis à jour par le fisc lors de chaque mois de septembre. Mais, précise la Direction générale des finances publiques DGFiP sur son site, dans l’hypothèse d’une forte variation des revenus, ces acomptes pourront être actualisés à l’initiative du contribuable en cours d’année, dans les mêmes conditions que le prélèvement à la source applicable aux revenus versés par un tiers », comme un employeur. Si vous cessez de louer votre bien immobilier, vous pourrez mettre fin au paiement des acomptes liés à cette location. Le prélèvement à la source repose en effet sur le principe de contemporanéité entre la perception des revenus et leur imposition. Exemple Patrick perçoit un salaire net de 2 000 € ainsi que des revenus fonciers de 1 500 € nets mensuels. Son impôt sur le revenu total s’élève à 6 421 € par an. Pour les revenus fonciers, il doit verser des acomptes à hauteur de 222 € par mois ou de 666 € par trimestre. Pour les salaires, le montant à payer atteint 298 €. Une année blanche pour les revenus fonciers L’année prochaine, les revenus perçus en 2018 ne seront en principe pas taxés. Il en sera ainsi des revenus fonciers récurrents », selon la DGFiP. L’impôt normalement dû au titre des revenus non exceptionnels perçus en 2018 sera annulé par le biais d’un crédit d’impôt spécifique calculé automatiquement par l’administration fiscale ».
Avanttoute chose, pour qu’une charge soit déductible des revenus fonciers, elle doit répondre à 3 critères : la dépense doit rentrer dans le cadre d’un contrat de location (ce n’est donc pas le cas de vos logements vacants) ; la dépense doit être payée au cours de l’année ; vous devez répondre du justificatif de cette charge.
Due chaque année par les propriétaires de biens immobiliers situés en France, la taxe foncière est un impôt qui concerne le propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition. Lors de la vente de votre logement, qui est redevable de la taxe foncière le vendeur ou l’acheteur ? Vente d'un bien immobilier qui paie la taxe foncière ?Dans le cadre de la vente d’un bien immobilier, c’est le propriétaire du bien au 1er janvier qui doit payer la taxe foncière. Ainsi, si vous achetez un bien en cours d’année, c’est le propriétaire-vendeur qui est redevable de la taxe foncière ; vous la paierez par contre l’année suivante. Qu’est ce que la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties ? La taxe foncière sur les propriétés bâties est due par les propriétaires d’un bien immobilier bâti, comme une maison, un appartement, un local commercial ou un garage. Elle doit être payée chaque année, sur une base d’imposition égale à 50% de la valeur cadastrale de l’habitation. La taxe foncière sur les propriétés non bâties concerne les terrains, les serres agricoles, les salines, les étangs, les parcs, les jardins ou encore les terrains de golf sans construction. Elle est également due par les propriétaires au 1er janvier de l’année en cours, et la base d’imposition est égale à 80% de la valeur cadastrale du bien. Que dit la loi sur le paiement de la taxe foncière ? La question du paiement de la taxe foncière est abordée dans l’article 1415 du Code général des impôts “La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d’habitation sont établies pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année de l’imposition”. Négociation au moment de la vente Lors de la vente de votre bien immobilier, vous pouvez négocier avec l’acquéreur le remboursement d’une partie de la taxe foncière, au prorata de la période où l’acheteur sera le propriétaire du logement. C’est un accord privé conclu au moment de la vente, sur une répartition “Prorata Temporis” du paiement de la taxe foncière. Il doit être inscrit dans l’acte authentique de vente. Ce type de négociation ne pose aucun problème à l’administration fiscale, tant que la taxe foncière est réglée par le propriétaire. Les cas d'exonération de paiements de taxe foncière en cas de venteDans certains cas, il est possible d’être exonéré partiellement ou totalement du paiement de la taxe foncière. Voici les situations possibles vous avez entre 65 et 75 ans et vous ne percevez aucune allocation ; vous bénéficiez alors d’une réduction de 100€ pour votre résidence principale. vous avez plus de 75 ans et vous ne percevez aucune allocation ; vous bénéficiez d’une exonération relative à votre résidence principale voire à votre résidence secondaire. vous percevez l’allocation de solidarité aux personnes âgées ASPA, l’allocation supplémentaire d’invalidité ASI ou l’allocation aux adultes handicapés AAH ; vous bénéficiez d’une exonération totale pour votre résidence principale si vos revenus ne sont pas supérieurs au revenu de référence fixé par l’article 1417-I du CGI. votre logement est une construction neuve ; vous bénéficiez d’une exonération totale de taxe foncière pendant 2 ans suivant la fin des travaux. vous habitez un logement à haute performance énergétique ou un logement qui respecte la norme “bâtiment basse consommation énergétique BBC 2005” ; vous êtes exonéré de taxe foncière pendant 5 ans. votre revenu fiscal est inférieur au revenu de référence fixé par l’administration ; vous bénéficiez d’une exonération totale de la taxe foncière. votre habitation est vacante pour cause de travaux, de déménagement ou de rénovation depuis plus de 3 mois ; vous êtes exonéré de la taxe foncière. L'usage l'utilisation du prorata-temporis pour la taxe foncièreLe recours au Prorata Temporis pour le paiement de la taxe foncière est quasi systématique lors d’une vente immobilière. Ce procédé permet au vendeur et à l’acheteur de payer la part correspondante à leur durée d’occupation respective du bien vendu. Quelques exemples vous vendez votre bien au 1er avril le vendeur paie 25% de la taxe foncière 3/12 mois et l’acquéreur 75% 9/12 mois. vous vendez votre bien au 1er juin le vendeur paie 50% de la taxe foncière 6/12 mois et l’acquéreur 50% 6/12 mois. vous vendez votre bien au 1er septembre le vendeur paie 75% de la taxe foncière 9/12 mois et l’acquéreur 25% 3/12 mois. Vos questions sur la taxe foncière en cas d'achat🤷‍ L'acheteur peut-il prendre à sa charge 100% de la taxe foncière ?Oui, si les deux parties ont négocié la prise en charge de la totalité de la taxe foncière par l’acquéreur au moment de la vente du bien. 👨‍💻 Comment la taxe foncière est-elle calculée ?La taxe foncière se calcule sur la base de la valeur locative cadastrale du bien. La valeur locative cadastrale est le montant de loyer annuel que le propriétaire pourrait percevoir s’il louait son bien. Elle est établie par l’administration fiscale à partir de la surface pondérée du bien multipliée par le tarif au m² du local de référence. On retire à cette valeur locative 50% pour les propriétés bâties et 80% pour les propriétés non bâties. Ensuite, on applique le taux d’imposition voté par les collectivités territoriales. On obtient alors la taxe foncière. 🏛️ Le vendeur doit-il prévenir les services fiscaux de la vente ?Non, c’est inutile pour le vendeur de prévenir l’administration fiscale de la vente du bien, car elle en sera directement informée par l’acte de vente déposé par le notaire. RéférencesJ’ai acheté / vendu un bien immobilier cette année, dois-je payer une partie de la taxe foncière ? paie la taxe foncière lors de la vente d’un bien immobilier ? et taxe foncière quelles règles ? foncière qui doit la payer dans le cadre d'un achat immobilier ? de ce sujet Comment calculer la plus-value d’une vente ? Comment vendre un bien via une SCI ? Quelle exonération pour la plus-value ? Expatriés et imposition sur une vente ; Qu’est qu’une plus-value immobilière ? Quelle est la fiscalité d’une vente immobilière ? . 773 466 59 468 730 208 391 426